Bonjour, Essalaam Aleikhoum, Shalom Alekhaim,

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Une immense lassitude s'empare de moi à la lecture de ces nouvelles indéterminables (dans tous les sens du terme). Ce combat, mes amis, est perdu d'avance.
Quels en sont les objectifs ? La souveraineté de la France, la Liberté de notre cher pays et de son peuple. Combat perdu d'avance. Ce qu'il nous faut : c'est tout reconstruire. Tout reprendre depuis les bases, tout reprendre depuis LA base. D'autres l'ont fait avant nous. Certains ont peut-être réussi, après tout, à leur façon. Nul doute qu’Égalité et Réconciliation eusse informé en 1776, et peut-être avec une certaine sympathie, voire même beaucoup de chaleur, l'exploit des "rebelles" américains de 1773 à Boston - ville par ailleurs désormais fort peu libérale au fond... bref. La Russie de Poutine est en train d'y arriver, à tout reconstruire. D'autres ont peut-être échoué ? Qu'eussiez-vous dit du renversement du Shah ? Vous auriez déjà choisi votre camp lors du renversement de Mossadegh... Alors, la France ?
Ce combat est perdu d'avance mes amis, mes frères. A moins de tout reprendre à la BASE, vous en voilà désormais convaincu, n'est-ce pas ? "Réconciliation". Nous ne discuterons même pas de l'égalité qui figure en tête du programme - il faut bien faire rêver. Mais une réconciliation implique une querelle. Quelle est-elle ? L'influence de la communauté organisée, me répondront certains. L'immigration de masse, incontrôlée, provoquée, désirée, me diront d'autres. La mainmise de la finance sur l'économie, de l'économie sur la politique, de la politique sur la souveraineté du peuple.... Les trois ?
Soyons sérieux - et vous l'êtes. Vous traitez le fond, avec des dossiers suivis, mis à jours, souvent pertinents - vous traitez l"informe, avec ces brèves, ces courtes vidéos, ces brefs commentaires. Relevez la tête un instant : comment ne pourriez-vous pas voir que ce combat est tactiquement perdu d'avance !
Croiriez-vous vraiment à la logique des nombres ? Nous parlions de cette querelle mais - dénombre-t-on ses amis en comptant les portefeuilles ? C'est un premier pas, une action quasi symbolique - un "indicateur" comme ils appellent ça. Pour le tableau de bord du Chef. (Après tout, pourquoi pas ?). Mais si vous refusez de changer de perspective, alors ce combat est tactiquement perdu d'avance.
Restons en à la logique du nombre - après tout, d'une manière ou d'une autre, ce sera toujours celui qui aligne le plus grand nombre qui finira par avoir raison. Après, sûr que ça pèse plus derrière une barricade et qui refuse d'en sortir que derrière une urne et qui s'en lave les mains... Mais vous avez renoncé au combat - sans en exclure au besoin la possibilité en cas de légitime défense.

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Alors les nombres ? Auriez-vous renoncé au combat si vous aviez 1 000 hommes en armes et prêts à agir ? 10 000, 100 000 ? Dites un chiffre. Votre chiffre, logiquement devrait être de disons allez au hasard 600 000. Au moins. Oui enfin non - tout le monde ne quitte pas si aisément ses habits du quotidien (enfin : je me comprends...). 100 000 donc ? Ou, allez tiens : un sixième de un pourcent de la population totale du pays. Un sixième égale onze millions, divisé par cent égale 110 000 hommes - ou femmes, bien sûr. Et ? Bah ben oui, enfin je suppose que oui... Heuuuu... Chef ! On fait quoi pour les transgenres ?
110 000. Voilà un objectif intermédiaire vers " la souveraineté de la France, la Liberté de notre cher pays et de son peuple." Il vous faut 110 000 personnes.
Les avez-vous ? Je ne le pense pas.
Les voulez-vous ? Je le crois.
Alors croyez-moi : continuez à dénoncer Israël, le sionisme, l'impérialisme néo-colonialiste post-Guerre Froide des Etats-Unis à la botte - mais se contenter de cela, c'est se contenter de mener un combat tactiquement perdu d'avance : il est inutile de démonter les arguties idéologiques crypto-manipulatrices du pouvoir en place. Le Pouvoir, veuillez m'excuser, s'en brrrrranle complètement. Vous vous attaquez à un Réplicant. C'est inutile. Vous n'arriverez à rien sans affrontement. Quand vous pourrez parler à la France avec derrière vous assez d'hommes derrière des barricades pour que ceux derrière les urnes se demandent encore s'il ne faudrait pas  quelque chose change. C'est à ce moment là, à ce moment seulement que s'engagera le combat.
Mais si l'on refuse l'affrontement, la violence, le combat ? me direz-vous.
Est-ce là la France que vous voulez ? Celle des intellectuels assis ? Peut-être avez vous raison - même si nos traditions nous ont toujours porté à être plutôt des cons qui marchent, depuis cette Révolution de triste mémoire qu'on nous édulcore à en vomir. Mieux : notre tradition, à nous autres Français, c'est celle de ce peuple qui parle comme un con et marche comme un intellectuel. Et, bien sûr, lycée de Versailles.
Cent dix mille.
A ce moment-là pourra s'engager le combat.
si ce chiffre ne figure pas dans vos objectifs, alors la souveraineté de la France, la Liberté de notre cher pays et de son peuple ne sont que de vaines paroles.